Josselin Mahot et Louis-Paul Ordonneau

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Josselin Mahot et Louis-Paul Ordonneau dialoguent sans bruit. À grands coups d’images.

Il y a quelques mois, 25 mars 2014. Louis-Paul reçoit un email de Josselin.
Sans titre ni objet, le message ne contient qu’une photo.
Par jeu, le photographe répond au réalisateur, sans mot mais avec une image.
Les amis se prennent au jeu et entament un dialogue silencieux.

Tout le long de cette discussion de 80 photographies, le spectateur passe d’un univers où la conversation parle de grandes étendues et de décors naturels à un message subliminal sur ce qu’était le cinéma avec une forme de nostalgie. Quel avenir pour le cinéma ?

Du Portugal aux USA, de l’Italie à nos villages de France, les deux photographes trouvent l’inspiration autant dans leurs voyages que dans leurs souvenirs.
Parfois plus compliquées, plus réfléchies, on cherche à comprendre les questions et les réponses de chacun. Cela interroge.
Parfois la lecture d’une photo envoyée est totalement différente. Il n’y a pas d’autre explication que la propre interprétation que l’on s’en fera.
Par exemple, une photo d’une vitre cassée et d’une plante verte qui semble fuir vers la lumière.
Plusieurs lectures en ressortent avec en réponse une jambe blessée…

Une gerbe mortuaire bloque Josselin plusieurs jours.
Il répond par un caisson de lumière pour signifier que la vie et la mort sont liées mais pour Louis-Paul, tout ceci est un escalator…

Leur correspondance photographique continue encore et encore.
Les clichés suffisent à ce qu’ils se comprennent, s’entendent, se disputent, se moquent, ou se méprennent.

Exposé dans son ensemble de 80 clichés, le projet propose d’élargir la discussion avec les visiteurs.

Qui s’attardera sur un visuel sorti de son contexte.
Qui aimera la chronologie dans son entièreté.
Qui se concentrera sur le travail de l’un ou de l’autre.
Ces questions-réponses comme autant de figurations et d’abstractions, d’attaques ou de défenses, auxquelles se prêtent Josselin Mahot et Louis-Paul Ordonneau.

Dans une époque cannibalisée par les images, ils nous rappellent qu’elles sont avant tout le reflet de nos émotions.
Cette exposition est un premier chapitre, le deuxième est déjà en cours d’écriture.

Qui aura le dernier mot ?

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